Ce projet présente de nombreuses innovations suscitant chacune des interrogations.
Parmi ces interrogations, la plus inquiétante me semble être la disparition d'une garantie essentielle de notre "statut": les fameuses 128 heures équivalent CM qui déterminent notre "service". Sans cette garantie, qui peut prédire ce que la contrainte financière qui va immanquablement peser sur les universités dans les années à venir peut entraîner?
Deux actions sont prévues :
- Un mot d'ordre de grève est déposé pour demain jeudi 20 novembre. Je vous invite à vous joindre à la manifestation qui partira de la rue Soufflot pour tenter de rejoindre notre ministère. Notre rendez-vous est fixé à 13h30 devant chez Dalloz (évidemment).
- Une motion sera présentée au CA de l'Université. Il est demandé à ceux qui le peuvent de "soutenir" la motion par leur présence devant le bâtiment B ce lundi 24 novembre à 13h45.
Le Conseil d'administration réclame l'abandon du projet de modification du décret statutaire de 1984, qui aggrave encore les dispositions de la loi LRU. Il s'oppose notamment :
• à la remise en cause du service public, du principe d'indépendance des universitaires et à la suppression de leur statut national
• à la hiérarchisation de fait entre enseignement et recherche que ce décret instaure
• aux pleins pouvoirs des présidents d'université ou directeurs d'établissement dans une gestion individuelle des carrières
• à une modulation des services qui se traduira par un alourdissement des services d'enseignement pour la plupart des enseignants chercheurs
• à la dépossession du CNU de tout rôle de gestion nationale des carrières des enseignants chercheurs (promotions, congés sabbatiques)
• à la suppression du statut d'ATER
Il demande l'ouverture de négociations avec les organisations syndicales pour améliorer les conditions dans lesquelles les enseignants-chercheurs exercent leurs différentes missions, ce qui suppose d'alléger globalement, par des créations d'emploi, leurs services en prenant pleinement en compte toutes leurs activités (enseignement, recherche, administration, etc.). Il demande en particulier le demi-service pour les nouveaux recrutés ainsi que l'amélioration des conditions de travail, des grilles de rémunération et des salaires de tous les personnels.
Il exige la réorientation des moyens budgétaires à cet effet dès le budget 2009.
En tout état de cause, le Conseil d'administration s'opposera à tout alourdissement du service des enseignants-chercheurs en poste à Nanterre.
Il mandate la présidente de l'université pour porter cette motion devant la CPU.
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